C’est arrivé à l’école l’Étincelle

La revue VIE PÉDAGOGIQUE parle de l’Étincelle

dimanche 17 mars 2013

En 2009-2010, la revue VIE PÉDAGOGIQUE a voulu en savoir plus sur l’Étincelle. Un premier texte écrit en collaboration avec madame Isabelle Carignan présente Radio-Étincelle. Cette collaboration est née lors de la présentation de Radio-Étincelle aux étudiants de l’université de Sherbrooke en 2008 ; présentation faite par Evan, Ariane et Sabrina. En février 2010, à nouveau invitées par madame Carignan, Laurie, Laura et Ariane répètent l’expérience.

Le deuxième texte m’a permis de partager l’aspect environnemental de nos projets en 2010

LA RADIO, 2009

Présentation d’Isabelle CARIGNAN

Isabelle Carignan est professeure de didactique du français à l’Université de Sherbrooke depuis 2007. Son but ultime en enseignement est de transmettre sa passion et ses valeurs éducatives à ses futurs enseignants et enseignantes du primaire. Cette passion de l’enseignement est également teintée par son nouveau dada depuis plusieurs années : la nouvelle orthographe ! Stimulée aussi par les voyages, Isabelle Carignan a fait jusqu’à maintenant la découverte de 13 pays différents, que ce soit pour les vacances ou pour le travail. Elle est d’ailleurs allée au Togo, en Afrique de l’Ouest, pour réaliser un stage international en enseignement pendant sa maitrise. Elle est donc toujours ouverte pour vivre de nouvelles aventures !

Présentation de Johanne MORIN

Diplômée au milieu des années 80, j’ai le privilège de partager la passion de l’enseignement avec des collègues qui savent mettre l’enfant au centre de leurs préoccupations. C’est ainsi que j’ai choisi l’Étincelle chaque année, depuis 12 ans, parce que ce milieu de vie scolaire permet l’innovation et répond à mes besoins d’engagement. En effet, j’ai la conviction que la motivation est un moteur important de l’engagement et que, sans celui-ci, un enfant peut se présenter en automate sur les bancs de son école sans jamais y devenir autonome. La radio s’est imposée en 2001 comme une expérience exceptionnelle et enrichissante. Elle fera certainement partie de mon plan de fin de carrière.

Johanne MORIN, enseignante au primaire, École l’Étincelle de Sainte-Marguerite
Isabelle CARIGNAN, professeure en didactique du français, Université de Sherbrooke

DES CARNETS DE JEUNES JOURNALISTES POUR LA RADIO, ÇA EXISTE !
Elles auront beau se glisser sur une antenne parabolique ou être propulsées par un satellite, les ondes hertziennes, domptées au début du XXe par Marconi, sont toujours au service de notre besoin de communiquer. Que ce soit dans un court parcours, c’est-à-dire quelques mètres d’un bout à l’autre d’une pièce, ou à des distances inestimables, les ondes nous caressent avant même qu’elles n’atteignent le tympan. Invisibles, elles sont là, porteuses d’un message de quelqu’un qui souhaite être entendu. Elles sont libres d’être captées ou repoussées…

LE MICROONDE (OU L’ÉCLOSION DU PROJET RADIO)
Repoussées ! avons-nous décidé un jour de juin 2001. Coincés entre le respect de la liberté d’expression et le désir d’éducation, nous avons choisi de repousser ces ondes FM des radios régionales qui ne nous convenaient pas de par leur vocabulaire ou leur contenu. Nous avons alors décidé de nous lancer dans cette folle aventure de diffuser des mots porteurs de nos propres valeurs, soit l’authenticité, le respect, le dynamisme, le tout dans un environnement francophone, avec des élèves bien documentés et colorés par la naïveté de l’enfance.

Les premières ondes étaient franchement « micros », c’est-à-dire à très petite échelle. En fait, tout comme semble l’avoir vécu l’inventeur de la radio Guglielmo Marconi (photo) en 1894, ces ondes n’allaient guère plus loin que les murs délimitant l’espace d’une classe d’une petite école primaire de la Beauce.
Quelques micros, une petite console et une enregistreuse à cassette ont été utilisés afin de valider la viabilité d’un projet qui allait demander énormément d’énergie et de temps, mais également beaucoup d’argent et d’équipement.
Les premières chroniques ont donc circulé sur des « micros » ondes, sans auditeurs. Une question a alors émergé : y aurait-il un intérêt plus grand s’il y avait une situation de communication réelle avec de vrais destinataires ? Au bout de quelques semaines, toujours en absence d’auditeurs, nous avons confirmé ce besoin de communiquer et avons décidé de faire le pari d’une émission quotidienne tout au long de l’année scolaire qui allait atteindre avec fierté les oreilles des familles de notre village

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ONDES DE CHOC (OU LE MOMENT DE VIVRE L’ÉCRITURE EN ONDES)
Au jour 1 de l’aventure, c’est dans les voitures, mieux équipées pour capter des ondes parfois capricieuses, que l’onde de choc a atteint la fierté auditive de notre milieu. Des parents et des enseignants allaient y prendre leur café pour s’assurer de ne rien manquer de ce nouveau contenu FM tout à fait inusité. Vite programmé sur les radios des automobiles personnelles, les petites voix qui s’échappaient des hautparleurs du 88,7 FM chargeaient l’air frais de novembre d’une chaleur émotive que nous avions peu évaluée. Un très grand moment de fierté…
Cette phase a été également une belle onde de choc par rapport aux démarches d’écriture. En effet, à notre grande surprise, les élèves ne se tordaient plus de douleur à l’idée d’avoir à écrire davantage. Le partage espéré des contenus rendait les situations d’écriture authentiques et assurait un niveau de motivation très élevé chez les élèves. Il est certain que des « poids lourds » ont d’abord circulé sur nos ondes : les dinosaures, le système solaire… comme si le poids des premières chroniques se validait dans le contenu savant des documentaires qui ont eu un regain de popularité dans notre bibliothèque.
Image à intégrer

SUR LA MÊME LONGUEUR D’ONDE

Ce n’est qu’après plusieurs mois d’expérience que l’élément culturel a commencé à glisser sur nos ondes. Les dinosaures ont cessé de piétiner notre imagination pour laisser place à la culture de chacun. Un film vu, un livre lu, une expérience vécue ; l’inspiration se trouvait désormais tout autour de nous. Donner de la valeur à l’élément culturel de chacun a permis de développer fierté et respect. En effet, avec l’authenticité des contenus sont venus l’écoute et l’intérêt de l’autre. Le partage a encouragé la motivation. Il n’en fallait pas plus pour faire de Radio-Étincelle une radio attachante où tous ses animateurs se laissaient tenter par le développement de leurs compétences.
2009 souligne la huitième année de ce projet rassembleur. Sa réussite réside surtout dans la possibilité de valoriser les élèves en leur permettant de partager ce qui les distingue, soit leur culture.
Regardons maintenant des commentaires d’élèves ayant vécu cette expérience enrichissante sortant de l’ordinaire. Il est possible de constater à quel point ils sont réellement sur la même longueur d’onde…

LA PAROLE AUX JEUNES ÉLÈVES…
Saviez-vous que Radio-Étincelle est une vraie onde de choc ? Sans Radio-Étincelle, je serais beaucoup plus gêné de parler devant les gens. Dès ma première chronique, j’ai su que j’aimerais communiquer à l’aide d’un micro. Je n’imagine pas ce que serait notre école sans cette radio. D’une certaine façon, Radio-Étincelle nous a conduits vers d’autres projets parce que nous avions confiance en nos compétences. Radio-Étincelle est une étincelle de vie tous les jours. Jordan Bégin, 11 ans.

Dites-moi, combien pouvez-vous compter de radios alimentées à l’énergie propre d’une éolienne placée sur le toit d’une école primaire ? Au début de l’aventure, certaines personnes pouvaient croire ce projet impossible à réaliser. Je le pensais moi aussi ! Aujourd’hui, je sais que des élèves du primaire peuvent animer des émissions à la radio avec compétence. Claudelle Marceau, 11 ans.
Ondes de choc, ondes de choc ! Quel est le lien avec Radio-Étincelle ? Chaque petite voix est une onde de choc pour notre petite radio et, avec toutes ces ondes de choc, on obtient une émission de choc ! Chaque chronique présentée à Radio-Étincelle développe les connaissances des auditeurs, mais des élèves aussi !
Ariane Trudel, 10 ans.

À Radio-Étincelle, nous partageons nos opinions par des questions de débat. Certaines réponses nous indiquent que nous sommes sur la même longueur d’onde ! Pascal Beaudoin, 10 ans.
Si vous écoutez Radio-Étincelle, vous constaterez que nous sommes tous des microondes qui recherchent de l’actualité bien tendre et juteuse à vous mettre sous les dents. Alex Drouin, 10 ans.

Les ondes de choc de l’Étincelle surprennent nos auditeurs. Produire ces ondes est une vraie passion pour nous ! Katherine Roy, 10 ans.

Comme un briquet, une radio s’allume par une étincelle. Pour produire cette étincelle, il faut des animateurs sur la même longueur d’onde. Ce qui se passe à Radio-Étincelle est plus qu’une simple étincelle, c’est plutôt la diffusion de toute la créativité ! Jean-François Laprise, 11 ans.

Dans une équipe qui produit des émissions de radio, il faut écouter les idées des autres et avoir des chroniques toujours fraiches. Attendez-vous alors à entendre des émissions du tonnerre, des chroniques à couper le souffle et des débats à n’en plus finir ! Lydia Labbé, 12 ans.

À Radio-Étincelle, je partage des petits sujets qui ne demandent qu’à être développés. Les auditeurs qui entendent mes dossiers de presse sur des catastrophes qui arrivent dans l’actualité peuvent changer d’attitude et développer une autre façon de penser. Jonathan Fournier, 12 ans
Pour moi, nos petites voix se promènent par les ondes avec énergie. Elles sont prêtes à tout pour se faire entendre des auditeurs. Nos voix réchauffent la radio pour qu’elle diffuse nos émissions les plus amusantes et drôles.
Laura Boutin, 10 ans.

Si vous cherchez le secret du succès de Radio-Étincelle, je vous le dévoile. On y entend des dossiers de presse développés et des chroniques sur des sujets intéressants et palpitants. Les petits élèves de la maternelle sont accueillis pour qu’ils ne soient pas gênés et qu’ils aient le désir de revenir parler au micro. Radio-Étincelle est la plus créative des radios ! Sabrina Pelletier, 11 ans.

Des passionnés, des créatifs, des élèves désirant être compétents voulant développer leur regard critique… voilà ce qu’offre notamment Radio-Étincelle ! Quelle façon novatrice, motivante et contextualisée d’intégrer toutes les compétences en français !

LES PROJETS DE L’ÉTINCELLE ET L’ENVIRONNEMENT, 2010

UEN ÉTINCELLE POUR L’ENVIRONNEMENT

Septembre 2009, des élèves d’une classe de 3e cycle du primaire à l’école l’Étincelle, à Sainte-Marguerite, discutent pour décider du projet qui occupera le premier rang du Top 10 de mon école. En prévision d’une première vidéoconférence avec leurs correspondants de Saint-Zacharie et de Notre-Dame-des Pins, deux écoles inscrites au projet École éloignée en réseau, de la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin, ils se proposent de présenter les dix éléments qui distinguent leur école. Ils cherchent à préciser ce qui les rend fiers, ce qui motive leur vie scolaire et ce qui fait de leur école un milieu unique. À travers les nombreux échanges, chacun y va de ses suggestions. Finalement, ils s’entendent pour attribuer les quatre premières positions à des projets environnementaux. Pour l’équipe-école composée de cinq titulaires, c’est la confirmation que les valeurs environnementales sont de première importance pour cette génération. Des prix tel le Phénix de l’environnement ou celui du Concours québécois en entrepreneuriat avaient déjà récompensé ces élèves à la fibre entrepreneuriale sensible, mais les projets vécus au fil des ans devaient avoir laissé une marque permanente dans le savoir-être et le savoir-faire de ces élèves pour confirmer leur adhésion au développement durable. Un simple Top 10, établi pour une activité d’échanges entre élèves, confirmait cette marque permanente développée durant leur passage à l’école primaire.

Un vent de changement

Bien positionné en haut de leur Top 10, Écolovent, un projet qui leur a permis d’alimenter leur Radio-Étincelle d’une énergie éolienne et solaire, partage la vedette avec la possibilité de faire du recyclage à l’école. Écolovent est le premier projet d’envergure à avoir secoué les préoccupations environnementales de nos petits Margueritois. Au moment d’un grand vent de 109 km/h, en septembre 2005, les enfants avaient dû interrompre leur récréation pour se mettre à l’abri. L’impression de force extrême d’un tel vent les avait amenés à s’interroger sur la possible exploitation de cette énergie propre, mais combien décoiffante ! Une élève avait visité le parc éolien de Cap-Chat, l’été précédent, et savait faire le lien entre vent et éolienne. Il n’en fallait pas plus pour motiver les troupes et rechercher à valider une proposition des élèves : Pourquoi ne pas utiliser nous aussi notre vent pour produire de l’énergie ? Après avoir consulté à plusieurs reprises les élèves de l’école de Cap-Chat, pour mieux comprendre les enjeux de la construction d’un parc éolien et de deux distributeurs d’éoliennes domestiques, les élèves ont fait les démarches pour trouver les ressources financières à la municipalité, à la caisse populaire et à la commission scolaire. Au coût de 12 000 $, une éolienne et trois panneaux solaires furent installés sur le toit de l’école pour produire l’énergie nécessaire au fonctionnement des appareils permettant de diffuser les émissions de radio.

La démocratie au service de l’environnement

Puis est venu le projet Promesse de citrouilles. On avait déjà entendu, lors d’une récente campagne électorale scolaire, la promesse d’un candidat de 11 ans qui voulait doter l’école d’une infrastructure permettant de fabriquer le compost destiné à enrichir la terre d’un mini champ de citrouilles. Bien que petit (à peine quelques mètres carrés), ce champ de citrouilles a confirmé la possibilité de mobiliser l’engagement des enfants pendant la période estivale ; il fallait bien s’en occuper, en juillet et août, pour obtenir une belle récolte ! Les visites régulières des enfants, qui utilisaient l’eau d’un récupérateur de pluie pour arroser les plants, ont favorisé la croissance des fruits qui furent ensuite récoltés en octobre 2009. Ce petit champ aura également été notre laboratoire pour effectuer des expériences scientifiques portant sur les fleurs, leur pollinisation, les racines, la croissance des fruits, etc. Comme l’expérience de plantation fut concluante, l’idée du compost s’est enracinée dans un projet qui verra prochainement le jour : récupérer le papier, les restes de nourriture et les feuilles d’arbres pour enrichir le compost qui servira à la plantation des prochaines citrouilles.

Écolocorde Jeune Coop, un projet intégrateur

Au sommet du Top 10 de mon école, porté par une affection qui surprend depuis maintenant trois ans, il y a Écolocorde Jeune Coop, guidée avec expérience et grand sérieux par les élèves d’un conseil d’administration. Une coopérative verte, qui récupère les tubulures abîmées de cabane à sucre pour les couper et les transformer en jolies cordes à sauter.
C’est donc la réalisation d’un rêve d’élèves qui ont maintenant quitté l’école l’Étincelle pour le secondaire qui obtient la cote. Ces élèves auront su passer le flambeau à de nouveaux jeunes membres travailleurs, qui développent cette micro-entreprise avec attachement. C’est dire la motivation qu’un tel projet intégrateur peut générer ! Motivation obtenue parce que les décisions sont prises, et surtout, les solutions sont apportées au rythme des problèmes rencontrés. Avec le temps, les adultes sont devenus des conseillers qu’on écoute, mais pas toujours ! À preuve, cette décision d’acheter une laveuse à linge usagée, pour éviter de grossir les centres d’enfouissement, alors que les adultes présents au CA avaient proposé l’achat d’une laveuse neuve. La dite laveuse usagée fut donc installée et servit à laver les tubulures tout en se souciant d’utiliser un savon doux pour l’environnement et non-toxique.

Sans trop s’en rendre compte, nos jeunes entrepreneurs ont offert de nombreuses occasions aux enseignants de cette petite école de moins de 100 élèves de nourrir leur pédagogie. En effet, les thèmes inspirés par le projet Écolocorde ont permis de développer plusieurs compétences. À de nombreuses occasions, les mathématiques ont été fort utiles pour calculer les coûts de transport et de production, ou encore les parts de la récupération domestique des plastiques. Il faut préciser que l’achat des premières poignées qui garnissaient les deux extrémités de la corde à sauter grugeait une grande part des profits et que la recherche de collaborateurs dans notre milieu a permis aux enfants de convaincre un entrepreneur de leur fabriquer un moule à poignées pour 500 $. Une vraie aubaine ! Celui-ci fut installé sur l’une des machines d’un centre de formation professionnelle. Ainsi, les élèves inscrits à certains programmes de FP gagnaient de l’expérience, en fournissant du même coup la petite entreprise. Et les plastiques, dans tout cela ? Eh bien, en comprenant mieux les différents types de matériaux, on pouvait espérer un jour utiliser des plastiques domestiques récupérés dans les collectes pour couler les poignées. Écolocorde Jeune Coop a donc été une source intarissable de thèmes ou de sujets qui ont facilité le développement de plusieurs compétences.

Il est étonnant de constater que le développement de l’entreprise semble plus important que les profits générés. En ce sens, un service de recherche et développement a imaginé toutes sortes de produits qui permettent de récupérer encore plus de tubulures chez les acériculteurs, qui sont heureux d’avoir enfin trouvé une solution écologique au problème de recyclage de ces plastiques. Anneaux de serviette, tic-tac-toc, porte-crayon ou porte-clés sont autant de trouvailles qui amusent les clients. Encore plus important que leurs livres comptables, leurs produits et les étapes de développement de ceux-ci sont constamment représentatifs de la fierté des jeunes. Cette fierté, elle se manifeste aussi lorsqu’ils animent leur stand, qui sensibilise les visiteurs aux dangers des produits toxiques ou aux problèmes liés à la décomposition du plastique, qui prendra des centaines d’années à disparaitre des sites d’enfouissement. À coup sûr, le Phénix de l’environnement, reçu en 2007, aura été une récompense bien méritée.

La coopération, une valeur entrepreneuriale

Un autre aspect intéressant de ce projet est qu’il permet à tous les enfants de s’investir, quel que soit le niveau de développement de leur compétence. Ainsi, la collaboration entre les élèves est facile et ceux-ci développent un respect mutuel. Le travail d’équipe, même multiâge, devient un atout certain lorsqu’il faut répondre à d’importantes commandes de cordes. Il fallait voir des enfants de la maternelle et des élèves de troisième cycle travailler ensemble afin de respecter les échéances d’une commande de 320 cordes !

Sensibiliser pour mieux s’engager

Les élèves de l’école l’Étincelle, à Sainte-Marguerite, se sentent responsables de la qualité de l’environnement et posent des gestes engageants. Ils sont toujours à l’affût de nouvelles idées leur permettant de pousser plus loin le respect des trois RV présentés par Recyc-Québec : Réduction à la source, Réemploi, Recyclage et Valorisation des matières résiduelles. Leur dernière trouvaille ? Des coussins de lecture écolos. Ayant compris que la styromousse constituait une menace pour l’environnement, ils ont décidé de la récupérer et de l’utiliser dans la fabrication de coussins de lecture. Maintenant, ce ne sont plus uniquement des rouleaux de tubulures d’érablière que les parents des élèves apportent à l’école, mais bien de grandes quantités de styromousse. L’action de nos jeunes écologistes a donc encore ici un effet d’entraînement.

La réussite de tels projets nécessite l’ouverture, la coopération et la créativité de tous ceux et celles qui s’intéressent de près ou de loin à la vie de l’école. Il est toujours motivant que ces valeurs soient reconnues par des reconnaissances officielles, comme celle reçue dernièrement au Gala d’excellence de la coopérative de développement régional Québec-Appalaches. Constatant qu’ils participent aux décisions qui concernent le vécu de l’école, les élèves ont un sentiment d’appartenance visible. La campagne électorale 2009-2010 se poursuit à l’Étincelle et le sérieux des candidats qui occuperont les sièges du CA est rigoureusement évalué par les membres votants. Après tout, ce conseil d’administration se retrouve sur Le top 10 de mon école, signe qu’ils reconnaissent que sous les projets environnementaux emballants se trouve une organisation démocratique utile.

Note : Écolocorde est une Jeune Coop accréditée par le Conseil Québécois de la coopération et de la mutualité.
Mme Johanne Morin est enseignante à l’école L’Étincelle, de la Commission scolaire Beauce-Etchemin.

Ces carnets sont conformes à la nouvelle orthographe.


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