C’est arrivé à l’école l’Étincelle

Article d’Isabelle Mathieu

LeSoleil, 23 septembre 2007
dimanche 23 septembre 2007

Le dimanche 23 septembre 2007

Des jeunes Beaucerons entrepreneurs et écolos

Maxime et Nicolas, deux élèves de sixième année de l’école primaire L’Étincelle de Sainte-Marguerite de Beauce.
Le Soleil, Patrice Laroche

Isabelle Mathieu

Le Soleil

Qui aurait cru que des vieilles tubulures d’érablière, rongées par les écureuils, pouvaient se transformer en cordes à danser et, surtout, en source de fierté pour toute une école primaire ?

L’aventure de la micro-entreprise Écolocorde, de l’école primaire L’Étincelle, nichée sur les collines de Sainte-Marguerite de Beauce, commence au printemps 2006.

Le professeur d’éducation physique André Boutin veut remplacer les vieilles cordes à danser, qui pincent la peau et brisent souvent.

Propriétaire d’une cabane à sucre à Sainte-Marguerite, l’enseignant recueille quelques mètres des tubulures usagées qui servent à amener la sève à la bouilleuse.

Coupés en petits rigatonis et enfilés sur une corde, les morceaux de tubulures deviennent une corde à danser tout à fait écologique. Mais est-elle efficace ?

« On les a testées dehors sur l’asphalte et ça marchait très bien », témoigne Laurence.

Aidés de leur professeure Johanne Morin, les grands de cinquième et sixième années décident alors de fabriquer quelques dizaines de ces « écolocordes » pour eux, puis pour les élèves du village voisin, Sainte-Hénédine. Trois dollars la petite corde, 5 $ la plus grande.

Rapidement, les petits entrepreneurs beaucerons cessent d’acheter des poignées de plastique " « Ça mangeait tout notre profit », explique Jean-François " et choisissent plutôt de faire couler du plastique recyclé dans un moule, avec la collaboration d’entreprises du milieu.

Les 80 enfants de l’école mettent la main à la pâte. Les plus vieux administrent la compagnie, de la facturation au service à la clientèle, en passant par la comptabilité. « On a un gros contrat avec la commission scolaire des Navigateurs », glisse Olivier, le comptable, sa boîte à argent sur les genoux.

Même les petits de première année font leur part. « Monsieur Marteau », le réparateur de l’école, leur a inventé une boîte à découper, avec un sécateur fixé de manière sécuritaire, où ils n’ont qu’à insérer la tubulure et à appuyer sur le manche.

Après avoir été soigneusement lavées, les tubulures sont assemblées, avec différents codes de couleur, puis livrées dans des vieilles boîtes à chaussures.

Les enfants de l’école L’Étincelle ne sont pas peu fiers de donner une seconde vie à des tubulures « qui prendraient 400 ans à se décomposer », fait valoir Renée.

Avec du bouche à oreille et un peu de publicité, la micro-entreprise a vendu 947 cordes l’an dernier et accumulé 3294 $, réinvestis dans la compagnie.

Trois semaines après la rentrée, déjà 200 cordes ont été commandées par le site Web de la compagnie !

Pour info : www.csbe.qc.ca/etincelle/ecolocorde.htm


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