C’est arrivé à l’école l’Étincelle

Mémoires vivantes Mes Noëls de petites filles

mercredi 11 décembre 2013 par Valerie Gagne

Une belle rencontre...

Mme Jeanine Boutin et Carmen Carbonneau, nous ont raconté leur Noël d’autrefois. Les élèves avaient préparé de nombreuses questions. Un gros merci à ces deux dames ! Voici le texte de madame Boutin C’est au temps de l’avant, soit vers le début de décembre. Mon père avec l’aide des voisins faisait la boucherie, tuait un cochon afin d’avoir du lard pour faire des pâtés et des cretons pour le temps des fêtes. Nous n’avions pas de frigo ni d’électricité alors la viande devait être cuite pour la conserver. Nous la laissions dans la petite cuisine d’été, c’était froid comme dehors. Mon père coupait le bois pour chauffer la maison et le transportait en voiture avec le cheval il choisissait un sapin vers le 22 ou le 23 décembre pour le rentrer dans la maison afin qu’il réchauffe pour le décorer. Dans la journée du 24, le sapin rendu dans le coin de la maison pour nous c’était déjà la fête. Ensemble, nous passions des rubans taillés dabs des retailles que ma mère faisait avec des restes des tissus qu’elle employait pour coudre. On ajoutait une petite crèche qu’on avait eu en cadeau. Dans ce temps-là, la messe était à minuit. Pour de pas nous endormir à la messe, dans l’après-midi et pour que le temps passe plus vite, nous faisions un dodo. Vers 10 heures, et 3 milles à faire au clair de lune, en voiture à cheval, une partie de la famille allait à la messe c’était chacun leur tour. Ceux qui restaient à la maison avaient un plaisir fou pour étendre les bas afin que nos parents les remplissent avec des pelures de patates, une pomme, une orange et des bonbons qu’on pouvait découvrir le jour de Noël au matin. Revenus de la messe à la lumière de la lampe, assis autour de la table, nous avions un petit réveillon. Nous mangions du pâté à la viande, de la bûche de Noël que maman avait bien décorée, des galettes de pain fait le jour même. Avec les années, les cadeaux sont devenus plus gros : moins de pelures de patates ont été remplacées par un petit tablier pour les filles. Maman l’avait cousu à la cachette. Pour mes frères elle tricotait des bas ou des mitaines. Le jour de l’an, ceux qui n’avaient pas été à la messe de minuit, c’était leur tour. Au jour de l’an, c’est une tante qui nous gardait à dîner comme c’était chez mon parrain, j’avais le droit d’y aller tous les ans. Cette journée-là je recevais mon cadeau, un 25¢ et avec le temps c’est monté à 50¢.


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