Cartes d’embarquement tâche 2:

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Compte-rendu au roi de France

Nom :_________________

Nouvelle-France 1645

En tant que membre de la compagnie des Cent-Associés, le roi de France, Louis XIV, demande ton aide. En effet, la colonie ne se développe pas assez rapidement à son goût et il voudrait savoir pourquoi. Surtout, il veut que tu lui fasses des recommandations pour accélérer le développement de la colonie.

Le roi te charge donc d’aller en Nouvelle-France et de lui faire un compte-rendu de ton voyage. Ce compte-rendu devra faire le portrait des aspects suivants:

  • Le territoire
  • La population
  • Le gouvernement
  • L’économie
  • Les réalités culturelles
  • Les transports et voies de communication

Avant ton départ, il te confie quelques documents à consulter, dont une lettre qui explique l’entente entre le roi et la compagnie des Cent-Associés pour la gestion de la colonie.

 

Tâche 1

Prend connaissance de la lettre suivante. Certains passages de cette lettre sont en caractères gras. Tu dois associer chacun de ces passages à un ou des aspects de société (territoire, population, gouvernement, économie, réalités culturelles, transports et communications)

France, en 1645

Chers membres de la compagnie des Cent-Associés,

Depuis 1627, je charge votre compagnie de s’occuper des affaires de la Nouvelle-France

En échange, votre compagnie a reçu le monopole du commerce des fourrures de la colonie, c’est-à-dire que vous êtes la seule compagnie qui peut vendre les fourrures de la Nouvelle-France.

Vous avez l’obligation d’engager des colons pour aller s’établir dans la colonie et faire de votre mieux pour qu’ils restent en Nouvelle-France et fondent des familles.

Vous vous êtes engagés à envoyer 4 000 colons en Nouvelle-France dans les quinze premières années et de les aider à s’établir.

J’ai choisi de diriger la Nouvelle-France comme une colonie comptoir, ce qui signifie que la colonie est dirigée comme un commerce bien plus que comme une colonie.On y envoie des hommes pour travailler, on y ouvre des postes de traite pour faire le commerce des fourrures mais presque personne n’y établit sa demeure permanente. 

Cela fait plus de quinze ans maintenant que nous avons pris cet arrangement et j’aimerais savoir si vous avez remplis votre part du marché. Allez en Nouvelle-France et faites-moi un compte-rendu de vos observations. Où en est la colonie?

Sa majestée,

Louis XIV, roi de France

Les compagnies

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En 1627, la France crée la Compagnie des Cent-Associés. La Compagnie doit s’occuper des affaires de la Nouvelle-France en échange du contrôle du commerce des fourrures. Elle est donc la seule compagnie qui peut vendre les fourrures de la Nouvelle-France. En échange, la Compagnie des Cent-Associés engage des colons pour venir s’établir dans la colonie et fait de son mieux pour qu’ils restent en Nouvelle-France et fondent des familles.

Les origines de la compagnie
La Compagnie des Cent-Associés a été créée en 1627 par le Cardinal de Richelieu. Elle regroupait cent marchands et aristocrates à qui le Cardinal avait confié le développement de la colonie. En échange du contrôle du commerce des fourrures, la Compagnie s’était engagée à amener 4 000 colons en Nouvelle-France en quinze ans. En 1645, la Communauté des Habitants remplace la Compagnie des Cent-Associés parce qu’elle n’a pas réussit à amener assez de colons.

Un roi qui dirige de loin

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À cette époque, la Nouvelle-France est dirigée comme un commerce bien plus que comme une colonie. On y envoie des hommes pour travailler, on y ouvre des postes de traite pour faire le commerce des fourrures mais presque personne n’y établit sa demeure permanente. Il n’y a presque pas d’autorités sur place, seulement quelques seigneurs.

Une colonie comptoir
Le roi de France confie la colonie à la Compagnie des Cent-Associés en 1627. En échange du monopole du commerce des fourrures, la compagnie est chargée d’administrer et de développer la colonie. Elle a l’obligation d’envoyer 4 000 colons en Nouvelle-France dans les quinze premières années et de les aider à s’établir. Les affaires de la compagnie des Cent-Associés ne vont pas très bien et peu de gens viennent s’installer en Nouvelle-France.

En 1645, on dit de la Nouvelle-France qu’elle est une colonie comptoir, c’est-à-dire qu’elle sert surtout de comptoir pour le commerce des fourrures. Très peu de gens y habitent. Les personnes qui vivent en Nouvelle-France travaillent presque tous dans le commerce des fourrures et retournent souvent en France après quelques années.

Qui défend la colonie?
En 1645, la France laisse un très petit nombre de soldats dans la colonie. Si la Nouvelle-France est attaquée, ce sont les habitants eux-mêmes qui doivent la défendre parce que l’armée n’est pas assez bien organisée.

Auteur: 

Alexandre Lanoix

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nom : _________________

Tâche 2

Carte d’embarquement

Parmi tous les associés de la Compagnie des Cent-Associés, c’est toi qui es choisi pour aller en Nouvelle-France. La traversée est longue et se fait au gré du vent.

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Pendant la traversée, tu fais la connaissance des autres passagers et tu t’interroges à leur sujet. Qui sont-ils ? Que viennent-ils faire en Nouvelle-France ?

1-Pour chacun des groupes sociaux (engagés, coureurs des bois, religieux), tu dois créer une carte d’embarquement. Sur chaque carte, on doit retrouver les informations suivantes : nom du passager, son portrait, son groupe social et sa mission en Nouvelle-France.

Associe également chaque groupe social à l’aspect de société qui sera le plus touché par sa présence en Nouvelle-France:

  • Territoire
  • Population
  • Gouvernement
  • Économie
  • Réalités culturelles
  • Transports et communicationsen

Les engagés

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Je suis Henri Lauson et j’ai 25 ans. Je suis ce qu’on appelle un engagé. Je suis un ouvrier agricole et j’ai été embauché par la Compagnie des Cent-Associés pour venir travailler au Canada. J’ai signé un contrat de trois ans, comme la plupart de mes camarades. En échange de mon travail, je reçois un petit salaire, le logement et le voyage par bateau.

À la fin de mon contrat, j’aurai le choix de rester ici pour défricher une terre et me construire une maison et une ferme ou retourner en France. En Nouvelle-France, la vie est difficile, les hivers sont longs et je m’ennuie de la France et de ma famille. Presque tous mes camarades retournent en France après leur contrat. Si je ne trouve pas une femme pour me marier et fonder une famille, je repartirai moi aussi.

 

Les coureurs des bois

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En 1645, la Nouvelle-France est à la veille d’assister à la formation d’un nouveau groupe social : les coureurs des bois. Encore peu nombreux, ils deviendront un élément essentiel dans le commerce des fourrures. Dans les années 1660, ils seraient entre 500 et 800 dans la région des Grand Lacs.
Au début de la colonisation, ce sont les Amérindiens qui viennent à la rencontre des Français dans les postes de traite de la vallée du Saint-Laurent. Mais les Français seront de plus en plus nombreux à se rendre chez les Amérindiens pour commercer directement avec eux. On appelle ces Français des coureurs des bois.
Qui sont-ils?
Ce sont des hommes plutôt jeunes, entre 20 et 30 ans, qui n’ont pas peur des dangers et de l’effort physique. Ils partent généralement au printemps, dans des canots d’écorce remplis de marchandises, vers les « Pays-d’en-Haut » du côté des Grands Lacs. Ils ne reviennent qu’à l’automne. Les coureurs des bois font du troc, c’est-à-dire qu’ils utilisent les marchandises comme monnaie d’échange contre les fourrures des Amérindiens. Certains font quelques voyages de traite afin de mieux s’installer sur une terre par la suite, alors que d’autres en font leur mode de vie.

Auteur: 

Service national du Récit de l’univers social

Les religieux

http://primaire.recitus.qc.ca/sujets/5/groupes-sociaux/103

En 1645, la population de la Nouvelle-France est catholique et compte un certain nombre de religieux et de religieuses. Mais les communautés religieuses sont encore peu nombreuses à ce moment. La plus importante est celle des Jésuites, établie dans la colonie depuis 1625.

Les Jésuites
On retrouve des Jésuites à Québec, à Trois-Rivières et à Montréal, mais aussi parmi les nations amérindiennes. Ils fondent des missions afin de convertir les Amérindiens à la religion catholique. Les Jésuites sont particulièrement présents chez les Hurons. De 1632 à 1672, ils publient chaque année les récits de leur travail dans la colonie (les Relations). En plus de leur travail de missionnaire, ils ont fondé un collège pour les garçons à Québec en 1635.

Les Ursulines et les Hospitalières
Deux communautés de femmes sont aussi présentes en 1645 : les Ursulines et les Hospitalières de la Miséricorde de Jésus. Elles arrivent par le même bateau à Québec en 1639. Les Ursulines enseignent aux Françaises et aux Amérindiennes, alors que les Hospitalières s’occupent de l’Hôtel-Dieu, l’hôpital de Québec.
C’est plus tard qu’arriveront ou reviendront s’établir d’autres communautés, comme les Sulpiciens et les Récollets.

Alors que ton bateau pénètre dans le golfe Saint-Laurent, tu ressens un enthousiasme de plus en plus grand à l’idée de découvrir ce vaste territoire. À ton arrivée à Québec, tu es chaleureusement accueilli par le gouverneur.

 

 

Nom : __________________

Tâche 3

Une première lettre au roi

Tu te mets rapidement au travail et rédige ta première lettre à Louis XIV, roi de France. Lis les fiches « Des établissements qui deviendront grands » et « Le transport vers l’Europe et les autres colonies ».

Les établissements

http://primaire.recitus.qc.ca/activite/4381/territoire/95

En 1645, les trois établissements les plus importants de la Nouvelle-France sont Québec (fondé en 1608), Trois-Rivières (fondé en 1634) et Montréal (Ville-Marie) (fondé en 1642). Même si le territoire de la Nouvelle-France est assez grand, presque toute la population est concentrée dans ces trois villes qui sont toutes situées dans la vallée du Saint-Laurent.
À Québec, on a agrandi l’église et on commence à tracer des rues. Québec est en train de devenir un petit village. Trois-Rivières est encore un très petit poste de traite. Montréal vient d’être fondé et n’est habité que par quelques personnes, dont quelques missionnaires qui veulent convertir les Amérindiens à la religion catholique. Le premier fort de Montréal est en construction.

 

Des postes de traite

À cette époque en Nouvelle-France, une raison importante de s’établir à un endroit est la possibilité de faire le commerce des fourrures. Québec, Trois-Rivières et Montréal sont situés dans les Basses-Terres du Saint-Laurent, près des cours d’eau qui facilitent le transport vers l’Europe. Elles sont aussi près des Amérindiens avec qui on fait le commerce des fourrures. On s’installe aussi à ces endroits parce que la terre est fertile pour faire un peu d’agriculture.
Le transport vers l’Europe et les autres colonies

http://primaire.recitus.qc.ca/activite/4380/transport-et-communication/122

La Nouvelle-France est une colonie  très isolée du reste du monde. Les habitants de la Nouvelle-France ont souvent une famille en France qu’ils ne peuvent pas voir parce que le voyage en bateau est très long. En plus, il est impossible de voyager durant l’hiver parce que les glaces nuisent à la circulation fluviale.

Le Canada et les autres colonies d’Amérique

Les autres colonies françaises en Amérique, comme l’Acadie, sont aussi très loin de la Nouvelle-France. Le voyage en bateau entre Québec et l’Acadie peut prendre jusqu’à 15 jours.

Le savais-tu?

Savais-tu que le voyage en bateau entre Québec et la France en 1645 pouvait prendre jusqu’à 3 mois?

 

À mon souverain Louis XIII, roi de France, 

Après une traversée de 3 mois en bateau, je suis enfin arrivé en Nouvelle-France. À mon arrivée, j’ai fait la connaissance de Samuel De Champlain, gouverneur de la colonie.

Le territoire de la Nouvelle-France est très vaste. Pourtant, la population de la Nouvelle-France est établie dans la vallée du fleuve Saint-Laurent près des postes de traite de Québec, Montréal et Trois-Rivières.

Le territoire offre de nombreux avantages tels que …

 

Par contre, j’ai observé quelques contraintes…..

Votre dévoué serviteur

 

………………………………………., membre de la Compagnie des Cent-Associés

 

 

Nom : __________

Tâche 4

Quel est ton poste de traite?

Après t’être familiarisé avec le territoire, tu t’interroges sur l’endroit où tu iras dans la colonie.

Les établissements

http://primaire.recitus.qc.ca/activite/4381/territoire/95

Tu dois réaliser un croquis pour illustrer l’endroit que tu as choisi pour t’établir.  Ton enseignant t’expliquera ce qu’est un croquis.  Sur ton croquis, nous devons voir les personnages, les bâtisse, les activités économiques ainsi que le territoire. Ton croquis sera envoyé au roi qui attend impatiemment de tes nouvelles. Mets-toi rapidement au travail car c’est un défi de taille qui t’attends!

En 1645, les trois établissements les plus importants de la Nouvelle-France sont Québec (fondé en 1608), Trois-Rivières (fondé en 1634) et Montréal (Ville-Marie) (fondé en 1642). Même si le territoire de la Nouvelle-France est assez grand, presque toute la population est concentrée dans ces trois villes qui sont toutes situées dans la vallée du Saint-Laurent.
À Québec, on a agrandi l’église et on commence à tracer des rues. Québec est en train de devenir un petit village. Trois-Rivières est encore un très petit poste de traite. Montréal vient d’être fondé et n’est habité que par quelques personnes, dont quelques missionnaires qui veulent convertir les Amérindiens à la religion catholique. Le premier fort de Montréal est en construction.

Des postes de traite
À cette époque en Nouvelle-France, une raison importante de s’établir à un endroit est la possibilité de faire le commerce des fourrures. Québec, Trois-Rivières et Montréal sont situés dans les Basses-Terres du Saint-Laurent, près des cours d’eau qui facilitent le transport vers l’Europe. Elles sont aussi près des Amérindiens avec qui on fait le commerce des fourrures. On s’installe aussi à ces endroits parce que la terre est fertile pour faire un peu d’agriculture.
De petit village à grande ville
Québec, Trois-Rivières et Montréal sont des villes qui existent toujours. Que sont-elles devenues? Peux-tu dire ce qui a changé dans ces villes?

La vie au poste de traite

http://primaire.recitus.qc.ca/activite/4381/vie-quotidienne/107

Au début de la colonisation, les premiers établissements le long du fleuve Saint-Laurent sont d’abord des postes de traite. C’est le cas de Trois-Rivières, fondé en 1634, mais déjà connu comme lieu de traite. Un commandant est en charge du poste. Une habitation fortifiée est construite afin de servir de logement pour les habitants et d’entrepôt pour les marchandises.

Un lieu d’échanges

Le poste devient un lieu de ralliement pour les nations amérindiennes (Hurons, Algonquins et Montagnais). Ils viennent y troquer leurs fourrures contre des produits européens : des haches de métal, des épées, des couvertures, des couteaux, et des marmites de cuivre.

Des relais sur le territoire

C’est surtout à partir des années 1670 que de nombreux postes de traite seront établis plus loin à l’intérieur du territoire, autour des Grands Lacs. L’emplacement d’un poste de traite est choisi selon deux critères : tout d’abord, près des voies navigables, puis près d’un endroit où vivent les nations amérindiennes qui participent à la traite des fourrures.

Auteur: 

Service national du Récit de l’univers social

 

La religion catholique

http://primaire.recitus.qc.ca/activite/4381/langue-culture-et-religion/112

En France, au début du 17e siècle, la religion catholique est la plus importante. Ce n’est toutefois pas la seule religion : de nombreux Français sont protestants. Par contre, tous ceux qui souhaitent venir en Nouvelle-France en 1645 doivent être catholiques. À Montréal (Ville-Marie) la religion joue un rôle plus important qu’ailleurs en Nouvelle-France.

Contrairement à Québec et à Trois-Rivières, ce n’est pas le commerce des fourrures qui amène la fondation de Montréal, ce sont des raisons religieuses. Les fondateurs souhaitent établir une colonie missionnaire destinée à accueillir les Amérindiens pour les évangéliser. Ils souhaitent que les Français et les Amérindiens cohabitent de façon harmonieuse. Le nouvel établissement est nommé Ville-Marie, en l’honneur de Marie, la mère de Jésus. Les communautés religieuses seront nombreuses à s’établir à Montréal après 1645.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis ton arrivée en Nouvelle-France, des habitants sont mécontents. Ces derniers affirment que l’économie de la colonie est peu diversifiée et profite davantage à la métropole, la France. Qu’est-ce que cela veut dire ? Ont-ils raison ?

Avant de prendre position, tu décides de réaliser un bilan des activités économiques de la colonie.

Nom : _________________

Tâche 5

Choisis une des trois fiche : « La pêche à la morue » http://primaire.recitus.qc.ca/activite/4383/agriculture-commerce-et-industrie/117

, « L’agriculture » http://primaire.recitus.qc.ca/activite/4383/agriculture-commerce-et-industrie/116

et « Le commerce des fourrures »

http://primaire.recitus.qc.ca/activite/4383/agriculture-commerce-et-industrie/115

 

 

 

Fais un réseau de concepts qui présente l’activité économique en utilisant les mots suivants au besoin.

  • le territoire
  • la population
  • le gouvernement
  • l’économie
  • les réalités culturelles
  • les moyens de transport et voies de communication

 

Interprète ton bilan : L’économie de la Nouvelle-France semble-t-elle profiter à la colonie ou à la métropole? _________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

 

 

 

 

 

 

 

Nom : ________________________________________________

Tâche 6

En 1627, le roi de France a confié à la Compagnie des Cent-Associés le monopole du commerce des fourrures en Nouvelle-France. En échange, la compagnie s’est engagée à envoyer 4 000 colons dans la colonie au cours des quinze (15) prochaines années.

Plus de quinze ans se sont écoulées au moment où tu fais ton voyage. Durant ton séjour en Nouvelle-France, tu reçois une lettre du gouverneur Charles Huault de Montmagny. Dans la lettre, le gouverneur te présente un graphique et un bilan du peuplement de la colonie.

Selon les informations transmises par le gouverneur, penses-tu que la compagnie des Cent-Associés a atteint ses objectifs de peuplement?

  1. Interprète le graphique « La population vers 1645 »
  2. Lis la fiche « Nous sommes moins de 1000 » et interprète la lettre de Charles Huault de Montmagny.

Nous sommes moins de 1000

Québec, 1645

Monseigneur,

Voilà plusieurs années que je suis gouverneur de la Nouvelle-France et je suis découragé de voir que nous sommes si peu d’habitants. La plupart des colons s’installent dans la vallée du Saint-Laurent, dans les environs de Québec, Trois-Rivières ou Montréal. En dehors de ces zones il y a très peu d’habitants. Comme il y a sept fois plus d’hommes que de femmes en Nouvelle-France, il est difficile pour ces hommes de trouver une femme pour fonder une famille et s’établir de façon permanente.

La majorité des habitants de la Nouvelle-France vivent autour des postes de traite des fourrures parce que c’est le principal travail dans la colonie. Le territoire est grand mais nous ne pouvons l’occuper partout tellement nous sommes peu nombreux. De plus, la plupart des habitants sont des engagés et plusieurs d’entre eux retournent en France après quelques mois ou quelques années de travail.

Cela fait presque quarante ans que Québec a été fondé mais la colonie ne se développe pas rapidement. Le Canada est bien fragile face aux Amérindiens et aux Anglais qui sont beaucoup plus nombreux. Nous avons désespérément besoin de colons pour peupler et développer la colonie!

Charles Huault de Montmagny, gouverneur de Nouvelle-France.

Le savais-tu?

Il est difficile de savoir combien il y avait d’habitants au Canada en 1645. Pourquoi? C’est parce qu’il n’y a pas eu de recensement cette année-là. Par contre, on sait qu’il y avait 250 habitants en 1641 et 2000 en 1653. Avec ces chiffres, on peut estimer combien de personnes habitaient le Canada en 1645.

  1. Répond à la question: La compagnie des Cent-Associés a-t-elle réussi sa mission? Explique pourquoi?

 

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  1. Fais une recommandation au roi de France. Quel aspect de la société devrait-il changer pour améliorer le développement de la Nouvelle-France?

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