C’est arrivé à l’école l’Étincelle

William Croft (1787, 1838)

lundi 19 mai 2008

Nos recherches généalogiques se sont portées vers cet ancêtre. Grâce aux généreuses archives que nous possédons au Québec, nous avons quelques informations supplémentaires concernant cet Anglais d’origine.

William Croft ( 5 pieds 9, cheveux noirs et yeux noisette) né le 17 janvier 1787 à Alford, dans le comté de Lincoln en Angleterre et mort à Québec le 6 octobre 1838, enfant de William et Mary est un ancêtre qui s’est laissé découvrir de belle façon grâce aux documents que l’on retrouve sur Internet et aux Archives de Québec (PAvillon Casault, Université Laval).

Marié à Marie-Anne Dubé le 28 octobre 1811 à la cathédrale anglicane de Québec, ce caporal du 10th royal veteran bataillon, devient aubergiste à Kamouraska.

Dans le Quebec Gazette du 28 mai 1821, William fait passer une annonce : BAINS À KAMOURASKA W. Croft remercie ses amis et le public en général de l’encouragement qu’il a reçu depuis le commencement de son établissement à Kamouraska et il se flatte de pouvoir servir à présent d’une manière supérieure à aucune maison établie jusqu’en cet endroit. Il a préparé des chambres dans sa maison, pour les bains froids ou chauds qu’on pourra avoir à toute heure du jour , à un moment d’avis. Il aura des rafraichissements prêts en tout temps jambon froid,thé, café etc etc etc. Il sera aussi constamment pourvu des meilleurs vins et liqueur.

En observant son acte de décès, nous avons appris qu’il serait mort noyé. Comme on mentionnait qu’un rapport du coroner avait été rédigé, nous nous sommes rendus aux Archives de Québec pour consulter d’abord le Quebec Gazette d’octobre 1838. Ainsi, nous apprenions que le bateau à vapeur sur lequel William était steward s’appelait le British America et faisait la navette entre Québec et New-York en passant par Montréal. Nous présumons que ce bateau naviguait sur les eaux du Lac Champlain.


Le British America

Le rapport du coroner nous apprend qu’un témoin l’aurait vu tomber du quai dans les eaux du St-Laurent river. Le témoin l’aurait repêché à l’aide d’une gaffe et constatant qu’il respirait on lui aurait pratiqué une saignée ! Il serait mort par la suite... ( Selon le site Internet http://www.vacarme.eu.org/article1030.html) En cas de noyade, la Saignée, à la jugulaire surtout, peut aussi être très utile, si on trouve promptement un Homme de l’art. Son service funéraire eut lieu le 8 octobre 1838 à la cathédrale anglicane de Québec.

Six mois plus tard, le 8 avril 1839, à l’âge de 45 ans, sa femme Marie-Anne Dubé meurt laissant plusieurs orphelins.

Là s’arrête nos recherches. En cette journée des Patriotes, 20 mai 2008, sachant que des tensions existaient à cette époque, peut-on imagner, au coeur de la rébellion de 1838, une bousculade entre cet employé du British America, portant probablement fièrement un patronyme anglais et un valeureux patriote ? Quand histoire rejoint fiction !!!

Johanne Morin et Jacques Paquet
johanne.morin@csbe.qc.ca
20 mai 2008


Raphael Paquet, descendant de William, tient bien vivant l’héritage des Écossais au Québec.
Août 2008


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